Démission du gouvernement Valls : Montebourg et Hamon s'en vont

À REVIVRE par Rédaction de France Info lundi 25 août 2014 09:30, mis à jour le lundi 25 août 2014 à 21h41
Arnaud Montebourg et Benoît Hamon à la sortie du Conseil des ministres
Arnaud Montebourg et Benoît Hamon à la sortie du Conseil des ministres © MAXPPP

Après l'annonce de la démission du gouvernement Valls lundi matin, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ont annoncé leur décision de ne pas être de la nouvelle équipe qui sera annoncée mardi. Les deux ministres, auteurs de critiques acerbes sur l'orientation politique de l'exécutif, se justifient par la volonté de porter un autre modèle politique et économique que l'austérité.

21h00 : le Journal du Dimanche indique que Manuel Valls cherche à faire entrer Jean-Vincent Placé au gouvernement, pour assurer une présence écologiste. Réponse dès mardi avec l'annonce de la composition du gouvernement "Valls 2".

20h28 : Manuel Valls doit recevoir lundi soir, à 21h30, Jean-Michel Baylet, le patron du Parti radical de gauche (PRG). Avec trois ministres du PRG dans le gouvernement Valls 1, leur poids est notable. Jean-Michel Baylet avait menacé de quitter le gouvernement en raison de la réforme territoriale.

20h08 : "Je ne participerai pas au nouveau gouvernement de Manuel Valls" déclare Benoît Hamon sur France 2. "Il aurait été incohérent, alors que j'ai exprimé un désaccord, que je reste au gouvernement" a-t-il ajouté. Cela fait donc trois ministres qui ont exprimé leur volonté de ne pas faire partie du nouveau gouvernement : Arnaud Montebourg, Aurélie Filippetti et Benoît Hamon. Ce dernier précise quand même qu'il ne va "pas passer dans l'opposition et combattre le gouvernement".

Benoît Hamon, sur France 2 : "Nous avons été élus il y a deux ans et demi pour améliorer la situation concrète de nos compatriotes"

20h05 : sur TF1, Arnaud Montebourg précise sa décision : "Nous nous sommes séparés à l'amiable".

19h30 : François Rebsamen, au micro d'Europe 1, affirme qu'il souhaite conserver son ministère du Travail, de l'Emploi et des Affaires sociales, parce qu'il a "noué des relations avec les partenaires sociaux". Il marque également son désaccord avec Arnaud Montebourg, en affirmant que "la politique qui est menée dans ce pays n'est pas une politique d'austérité".

18h55 : "C'est le chaos, et personne ne peut se féliciter du chaos" estime Nathalie Kosciusko-Morizet, députée UMP de l'Essonne, sur France Info.

Nathalie Kosciusko-Morizet : "On aurait besoin d'une vision, d'un projet et d'une autorité"

18h50 : une réaction signée Marine Le Pen, présidente du Front national, à la prise de parole d'Arnaud Montebourg. Elle estime que "cette parole de vérité, en accréditant les analyses et propositions économiques du Front National et du Rassemblement Bleu Marine, fait sauter de nombreux verrous sur le chemin de notre mouvement vers le pouvoir".

18h40 : "Il n'y a plus de majorité aujourd'hui à l'Assemblée nationale" pour Jean-Christophe Lagarde, député UDI de Drancy et candidat à la présidence du parti centriste.

Jean-Christophe Lagarde : "M. Montebourg est en train de préparer le Congrès du PS et prendre la tête du parti"

18h20 : "Des gens qui prennent leurs responsabilités en ne se taisant pas". Voilà comment Jérôme Guedj, député PS et représentant de l'aile gauche du parti - les "frondeurs" - qualifie aujourd'hui Arnaud Montebourg et Benoît Hamon.

Jérôme Guedj : "Hier ils ont dit tout haut ce qu'on savait qu'ils pensaient tout bas"

17h58 : Pascal Canfin, député européen et ancien ministre EELV du gouvernement Ayrault, réagit sur France Info : "Nous avions dit que, politiquement, la ligne qui avait été choisie par Manuel Valls et le président de la République était intenable".

Pascal Canfin : "Il faut que la majorité change le contenu des grandes orientations politiques"

17h38 : Michel Barnier fait partie des personnalités reçues ce lundi par Manuel Valls à Matignon.

17h25 : l'Elysée annonce que François Hollande recevra ce lundi à 18h30 son Premier ministre Manuel Valls, pour faire le point sur les consultations en cours.

17h16 : "Les conditions encore moins réunies aujourd'hui qu'en avril" affirme Emmanuelle Cosse, la patronne des Verts, à propos d'une éventuelle participation du parti EELV au nouveau gouvernement. Elle le dit dans une déclaration à l'AFP. "On ne nous l'a pas proposé", complète-t-elle.

16h58 : Arnaud Montebourg conclut son bref discours en remerciant Benoît Hamon et Aurélie Filippetti "pour leur soutien".

16h52 : "Deux années durant, je me suis battu pour convaincre inlassablement [...] le président de la République" affirme Arnaud Montebourg. Il ajoute, à propos de Manuel Valls qu'il a rencontré ce lundi : "Je lui ai dit que s'il jugeait que je me trompais, dans ce cas je croyais nécessaire de reprendre ma liberté". Le ministre de l'Économie n'annonce donc pas directement son refus de participer à un nouveau gouvernement, mais il laisse peu de place au doute, tout en jugeant "naturel qu'il y ait des désaccords, des débats".

Arnaud Montebourg : "Je me suis battu pour convaincre, inlassablement"

16h50 : Arnaud Montebourg prend la parole et commence par s'en prendre aux politiques d'austérité en Europe : "Aujourd’hui le monde entier nous presse de faire cesser ces politiques d’austérité absurdes". Son devoir, en tant que ministre de l'Economie dit-il, est de "constater avec honnêteté qie ces politiques d'austérité ne marchent pas, elles sont sans effet et injustes car elles frappent les classes populaires".

16h43 : la conférence de presse d'Arnaud Montebourg a pris un sérieux retard, 45 minutes pour l'instant...

16h05 : les deux ministres à l'origine du remaniement annoncé se partageront les journaux télévisés lundi soir. Arnaud Montebourg sur TF1, et Benoît Hamon sur France 2.

16h : Arnaud Montebourg s'apprête à donner une conférence de presse au ministère de l'Economie.

15h22 : Aurélie Filippetti n'est "pas candidate à un nouveau poste ministériel". La ministre de la Culture a envoyé une lettre à François Holande et Manuel Valls. "Il y a un devoir de solidarité, mais il y a aussi un devoir de responsabilité vis-à-vis de ceux qui nous ont fait ce que nous sommes. Je choisis pour ma part la loyauté à mes idéaux. Je ne serai donc pas (...) candidate à un nouveau poste ministériel" dans la future équipe de Manuel Valls, écrit-elle.

14h15 : Les Verts feront-ils leur retour au pouvoir dans le prochain gouvernement de Manuel Valls ? Les membres d'EELV doivent arrêter leur position dans l'après-midi. La députée écologiste Eva Sas se prononce contre sur Twitter.

14h11 : De son côté, le Parti de gauche demande "un retour immédiat aux urnes"

14h06 : Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, dénonce dans un communiqué "une ambiance de congrès permanent". 

L’enjeu n’est plus aujourd’hui de définir une ligne politique, mais d’aider le Président de la République à obtenir gain de cause en Europe pour défendre des politiques de croissance contre le dogme de l’austérité. L’aider aussi à gagner le pari du redressement économique et de l’emploi des Français, en soutenant son Premier ministre en charge de mettre en œuvre cette politique.

13h41 : Gérard Collomb dans le gouvernement Valls 2 ? Le maire de Lyon n'est pas "demandeur de poste", mais... 

13h30 : Christiane Taubira quitte à l'instant Matignon après un discussion avec Manuel Valls. Elle fait partie des ministres qui pourraient quitter le gouvernement, aux côtés d'Arnaud Montebourg, Benoit Hamon et Aurélie Filippetti.

13h22 : Arnaud Montebourg devrait s'exprimer à 16 heures 

13h14 : Dans un communiqué, le Parti socialiste "forme le voeu que la composition de ce nouveau gouvernement soit l'occasion d'un rassemblement, d'un élargissement et d'une cohésion pour la deuxième phase du quinquennat" de François Hollande. 

13h : Christian Estrosi, le député-maire UMP de Nice, souhaite une réunion extraordinaire du Parlement.

12h25 : Pour Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, "il était impossible qu'il en fût autrement mais je crains que ce soit sans issue, sans perspective.  On a une guerre à gauche avec un affrontement qui va être de plus en plus violent"

"Ce que nous voyons là c'est aussi une crise de nos institutions" (Marielle de Sarnez)

12h07 :  "Vous n'aurez pas de commentaire de ma part sur la démission du gouvernement français. C'est une affaire intérieure française", a déclaré le porte-parole adjoint du gouvernement allemand, Georg Streiter.

 

11h58 : Pendant ce temps là, sur l'île de Sein "François Hollande profite de son bol d'air" raconte Hervé Cressard qui suit la visite du président de la République, "le service d'ordre écarte les journalistes, il ne devrait y avoir aucune déclaration"

Récit d'Hervé Cressard, de France BLeu Breizh Izel qui suit la visite de François Hollande

11h40 : "La démission du Gouvernement illustre le désarroi dans lequel se trouve le Président de la République face aux conséquences de son inaction" réagit François Fillon dans un communiqué sur son blog. "Et j'en viens à penser que le Président se révèle incapable de concevoir l'avenir de la France".

11h36 : Manuel Valls devrait aussi recevoir le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, et le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone.

11h28 : Benoît Hamon a déjà été reçu à Matignon. Puis c'est Laurent Fabius qui est arrivé, suivi par Bernard Cazeneuve raconte Mathilde Lemaire qui est sur place.

11h25 : Valls va recevoir à Matignon ce lundi chaque ministre du gouvernement démissionnaire

11h20 : Dans un communiqué Marine Le Pen appelle à une dissolution de l'Assemblée :  "De l'UMP au PS, les gouvernements se succèdent mais les politiques ne changent pas (...). Dans ces conditions, il est plus que jamais nécessaire de redonner la parole aux Français et de dissoudre l'Assemblée nationale." 

11h19 : "La réponse apportée ce matin est une réponse de cohérence politique" assure le sénateur socialiste Luc Carvounas sur France Info.

Les déclarations de Frangy-en-Bresse, un "phénomène tout à fait nouveau dans l'histoire de la Ve République" (Luc Carvounas)

11h12 : François Hollande qui devait s'exprimer depuis l'ïle de Sein à 11h devrait prendre la parole peu après midi.


11h06 : L'Elysée dément des informations de presse selon lesquelles Manuel Valls aurait mis sa démission dans la balance.

 

10h57 : "Consensus absolu" entre Hollande et Valls sur la démission du gouvernement, assure l'Elysée

 

10h50 : Réaction lasse d'Eric Coquerel, coordinateur politique du Parti de Gauche : "De François Hollande, plus rien ne me surprend dans la volonté de persister dans les erreurs et une politique qui conduit à l'échec."

"Sur quelle légitimité populaire François Hollande peut-il s'appuyer?" ('Eric Coquerel)

10h45 : "Derrière ce remaniement, il y a le spectre d'une majorité explosée" estime l'UDI Yves Jégo.

"Comme si le pays avait besoin de ça" (l'UDI Yves Jégo)

10h43 :  "On est assez serein, on est au travail. On n'est pas du tout dans un état démissionnaire" assure l'entourage de Benoît Hamon à l'AFP. 

10h30 : Ce qui va se passer maintenant avec Jean-François Achilli et Olivier Bost. Et bien c'est le Premier ministre qui est à la manoeuvre. "Un par un les ministres vont devoir se positionner".

Ce qui va se passer maintenant avec Jean-François Achilli et Olivier Bost

10h20 : Pour le député UMP Eric Ciotti sur France Info, "ce pouvoir n'a plus de légitimité. Il faut retourner vers les urnes". Mais il affirme qu'en cas de victoire de l'opposition à d'éventuelles législatives, il n'y aura pas de cohabitation : "François Hollande devra partir".

L'UMP Eric Ciotti appelle à la dissolution de l'Assemblée nationale

10h03 : la sénatrice Marie-Noelle Lienemann regrette l'absence de débat et  veut que se réunisse un congrès du PS. "La réponse est une réponse d'autorité qui va encore réduire la majorité politique qui soutient François Hollande". 

Marie-Noëlle Lienemann veut montrer qu'une "autre politique raisonnable est possible"

9h55 : Florian Philippot, vice-président du FN, demande sur France Info la dissolution du gouvernement.

"La seule solution c'est de revenir au peuple" (Florian Philippot)

9h50 : Cette démission "était nécessaire" pour le député UMP Hervé Mariton.

9h45 : "Arnaud Montebourg sera-t-il le seul à quitter le gouvernement" s'interroge Louise Bodet.

Démission du gouvernement Valls, le décryptage de Louise Bodet

9h42 : le député européen Emmanuel Maurel, ce remaniement n'est pas un "bon signe" mais une "bonne opportunité" pour un changement de cap.

Pour Emmanuel Maurel, ce remaniement est une bonne opportunité pour un changement de cap

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9h37 : pour Olivier Bost, du service politique, c'est clair, Arnaud Montebourg ne fera pas partie du nouveau gouvernement.

9h29 : le communiqué de l'Elysée tient en quelques lignes : "Le président de la République a reçu ce matin le Premier ministre. Manuel VALLS a présenté au Président de la République la démission de son gouvernement.  Le chef de l’Etat lui a demandé de constituer une équipe en cohérence avec les orientations qu’il a lui-même définies pour notre pays. Sa composition sera annoncée dans la journée de mardi"