Manuel Valls : "La gauche peut mourir"

par Evelyne Chatelais samedi 14 juin 2014 13:15
Manuel Valls pointe la faiblesse de la gauche
Manuel Valls pointe la faiblesse de la gauche © Radio France / Nathanael Charbonnier

Le Premier ministre s'exprime devant le conseil national du parti socialiste, qui se tient ce samedi à Paris. Manuel valls a dit son inquiétude sur la "faiblesse de la gauche", elle"n'a jamais été aussi faible depuis 1958" et "peut mourir".

Le Premier ministre est intervenu ce samedi devant le conseil national du PS, réuni à Paris. Manuel Valls a dit son inquiétude sur l'état de la gauche en France et ses conséquences possibles.

L'avenir sombre de la gauche

"La gauche n'a jamais été aussi faible" depuis 1958 et  "peut mourir". Le conseil national du parti socialiste se tient à huis-clos mais un texte signé du Premier ministre a été distribué à la presse. Le Premier ministre y ajoute : "Notre pays peut se défaire et se donner à Marine Le Pen." A l'issue de la réunion, devant les journalistes, Manuel Valls a résumé son inquiétude :

"La gauche peut disparaître et la France peut se défaire tant il y a une succession de crises, crise économique, crise d’identité, crise culturelle, sentiment d’abandon qu’expriment beaucoup de nos compatriotes." 

"La gauche peut disparaître" (Manuel Valls)

SNCF : "il faut arreter cette grève"

Le sujet d’actualité sociale qu’est le conflit à la SNCF a été abordé par le Premier ministre. Un message de fermeté et d’ouverture, pour dire qu’il faut que la grève "s’arrête", que "la porte du gouvernement est ouverte" et que le dialogue va "se poursuivre dans les heures qui viennent."

"J’en appelle à la responsabilité, au dialogue et à ne pas pénaliser les Français, les usager , les salariés et bien sûr les candidats au bac à partir de lundi."

"Les impôts sont trop lourds"

Par ailleurs, sur les impôts, le Premier ministre a fait une mise au point sur le calendrier. Elle concerne la fiscalité des ménages et notamment "des classes moyennes". Manuel Valls donne la priorité à la réduction des dépenses publiques. 

"Les impôts sont trop lourds, mais nous ne pourrons nous engager dans cette voie que si nous avons réduit la dépense publique". 

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