François Hollande va rétablir le budget initial des universités

par Florent Guyotat jeudi 11 décembre 2014 11:43, mis à jour le jeudi 11 décembre 2014 à 12h41
François Hollande en visite à l\\\'université de Strasbourg en janvier
François Hollande en visite à l'université de Strasbourg en janvier © REUTERS

Alors que des manifestations sont organisées ce jeudi pour défendre les crédits dans l'enseignement supérieur, l'UNEF considère comme une bonne nouvelle l'annulation des 70 millions d'économies prévues. Une information des Echos qui nous a été confirmée.

 Après le rassemblement du 17 octobre, à Paris, qui a réuni plusieurs milliers de manifestants, les chercheurs et les universitaires vont de nouveau défiler a l’appel du collectif "Sciences en marche". Ils seront dans les rues de plusieurs grandes villes aujourd’hui, comme Paris, Toulouse ou Montpellier, pour dénoncer le manque de moyens des universités françaises. Parmi les éléments à l'origine de cette mobilisation, une réduction du budget de 70 millions d'euros adoptée par un amendement du gouvernement adopté en première lecture du projet de loi de Finances 2015.

L'annulation de cette réduction de budget est donc une "bonne nouvelle" pour William Martinet, le président de l'UNEF. "Ça veut dire que la mobilisation permet de faire bouger les lignes".  Mais pas question d'annuler les manifestations. "Il ne faut pas que le gouvernement pense que retirer au dernier moment une provocation ça va arrêter la mobilisation".

"Il ne faut pas que le gouvernement pense que retirer au dernier moment une provocation ça va arrêter la mobilisation" (UNEF)
"Notre première réaction c'est d'être rassurés. Ça va permettre si ça se concrétise de donner les moyens aux universités de remplir leur mission de service public" a déclaré d'Alexandre Leroy, le président de la Fage, l'une des deux plus grosses organisations étudiantes. 

"On regrette qu'il ait fallu taper du poing sur la table et se mobiliser pour obtenir ce retour en arrière" (La Fage)

"On est soulagés. Avoir une amputation de notre budget aurait été extrêmement difficile à supporter. Et ce d'autant plus que la très grande partie de notre budget (plus de 80%) ce sont des salaires" a déclaré le président de la Conférence des présidents d’université, Jean-Loup Salzman.

Le soulagement du président de la Conférence des présidents d’université, Jean-Loup Salzman

Selon Les Echos, le président de la République devrait confirmer cette décision vendredi soir à l'occasion d’un dîner à l’Elysée des présidents d’universités.

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