Dix gardes du corps (700.000 euros par an) pour la protection rapprochée de Sarkozy

par Gilles Halais mardi 12 juin 2012 12:31
Philippe Wojazer Reuters

Dix fonctionnaires de police continueront à assurer la sécurité de l'ex-chef de l'Etat. Pour un budget annuel dépassant les 700.000 euros, selon parismatch.com. Dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, on se refuse à commenter ces chiffres.

Cela fait partie des avantages que
conserve un ancien président de la République après avoir quitté l'Elysée.
Outre des bureaux, une voiture, un directeur de cabinet, des secrétaires et
documentalistes, sa sécurité rapprochée continue à être assurée aux frais de la
République. Et elle est ajustée en fonction du degré de menace autour de sa
personnalité, des risques censés s'estomper au fil du temps.

S'agissant de Nicolas Sarkozy, pas
moins de dix fonctionnaires du SPHP (Service de protection des hautes
personnalités), dont deux chauffeurs, ont été affectés à sa sécurité et à celle
de sa famille. Pour un montant annuel dépassant les 700.000 euros — la Cour des
comptes
a en effet établi en 2010 que le coût d'un policier affecté à ce type
de mission s'élevait à 71.879 euros en moyenne.

Quelques dizaines de personnes
bénéficient d'une protection permanente du SPHP. Outre les membres de l'exécutif,
c'est le cas de tous les anciens présidents de la République (six policiers
pour Jacques Chirac et un autre pour son épouse Bernadette, et deux pour Valéry
Giscard d'Estaing). Quant aux anciens ministres, ils conservent une protection
pendant six mois, sauf s'ils la refusent.

"Ce n'est pas la police qui dicte le dispositif, c'est l'intéressé
lui-même qui fait la demande"
(police nationale)

Selon parismatch.com, Nicolas
Sarkozy aurait "demandé et
obtenu"
dix
policiers. Ce que dément son entourage : "Ce n'est pas l'ancien
Président qui décide des effectifs de sécurité autour de lui, mais les services
concernés, en l'occurrence le SPHP",
fait-on savoir. La direction
générale de la police nationale refuse également de confirmer, mais donne une
version différente : "Ce n'est pas la police qui dicte le
dispositif, c'est l'intéressé lui-même qui fait la demande",
déclare
un porte-parole de la DGPN.

Nicolas Sarkozy occupe désormais des bureaux rue de Miromesnil (Paris
VIIIe), à deux pas de l'Elysée. Il s'est donné jusqu'à septembre pour réfléchir
à l'équipe dont il veut s'entourer, et à son avenir professionnel.