Un élu PS défait à Valls : "Sors de cette cabine avant qu'on s'écrase !"

par Rédaction de France Info lundi 30 mars 2015 14:10, mis à jour le lundi 30 mars 2015 à 14h18
Le président sortant défait avait annoncé la veille qu\\\'il quittait le PS et la politique
Le président sortant défait avait annoncé la veille qu'il quittait le PS et la politique © Maxppp

Candidat malheureux à la réélection dans son canton de Lons-Le-Saunier, l'ancien président socialiste du département du Jura a annoncé son retrait de la vie politique. Invité sur l’antenne de France info, Christophe Perny n’a pas mâché ses mots pour critiquer la politique de Manuel Valls.

 Les mots sont teintés d’amertume, mais ne se diluent pas dans la colère de Christophe Perny. Pour l’ex frondeur socialiste, le message est "clair" : "Les gens ont balayé la politique nationale et Manuel Valls et le président de la République n’entendent visiblement pas ce qu’on leur dit. Le parti socialiste ne fait qu’accompagner ce mouvement de destruction massive des élus de gauche, donc je ne vois pas ce que je peux faire aujourd’hui."

Christophe Perny : "Manuel Valls n'écoute rien"

"Il faut mettre les citoyens devant leurs responsabilités"

Alors que le PS a essuyé dans le Jura une claque électorale en ne parvenant à conserver que trois de ses cantons, le message apparait dans toute sa violence : "Il y a un moment, le citoyen doit lui aussi être en responsabilité… Je pense qu’on excuse beaucoup trop de choses : si ma façon de faire de la politique ne convient pas, eh bien je ferai autre chose."

"Les citoyens ont voté pour des gens qui ne proposent rien"

"J’ai un style particulier, poursuit Christophe Perny : je ne cumule pas, je ne fais pas dans la langue de bois. Il me semblait que c’est que voulaient les citoyens. Or les citoyens ont voté pour des gens qui ne proposent rien, qui pour la plupart cumulent beaucoup et qui sont simplement opposés à quelque chose… Il y a un moment il faut entendre les messages : Manuel Valls n’écoute rien."

"Manuel, sors de cette cabine avant que nous nous écrasions"

"Dire 'on ne change rien on continue' alors que nous allons dans le mur est un suicide politique ! J’aimerai pouvoir dire au Premier ministre 'Manuel, sors de cette cabine avant qu'on s'écrase !'…(…) Il faut changer nos institutions et la république : la méthode utilisée depuis vingt ans par les uns et les autres, et notamment la haute administration, nous mène à l’échec démocratique, économique et social."