Cécile Duflot : "Ma place est dans ce gouvernement"

par Guillaume Gaven lundi 24 septembre 2012 17:10, mis à jour le lundi 24 septembre 2012 à 20h30
Antonin Platiau Reuters

Matignon a clos la polémique du week-end : ce n'est pas parce que les Verts ont voté contre le traité budgétaire européen que Cécile Duflot et Pascal Canfin devront quitter le gouvernement. La ministre du Logement d'ailleurs l'affirme : "Ma place est au sein de ce gouvernement".

"Ma place est dans ce gouvernement", a déclaré Cécile Duflot sur France 2. "Je ne démissionnerai ni du gouvernement, ni d'EELV" avait-elle déjà prévenu dans un entretien à Paris-Match. Comme une réponse directe au Monde, qui demandait dans son éditorial de façon pour le moins inhabituelle le départ des ministres écologistes du gouvernement. Pour mettre fin à ce que le journal appelle un "jeu de dupes". La ministre du Logement d'ailleurs à la télévision est restée discrète sur son opinion propre sur le traité budgétaire. Elle a évacué la question en affirmant qu'en tant que ministre, elle soutenait "les positions du gouvernement" et que sa "position personnelle n'[était] pas intéressante". 

Cécile Duflot sur France 2 : "Tant que je suis utile, ma place est au sein de ce gouvernement"  (00:00:27)

Matignon, plus tôt, avait finalement sifflé la fin de la récréation : "la question de la participation" des ministres écologistes au gouvernement "ne se pose pas". Ces deux ministres "font pleinement honneur au gouvernement", dit-on dans l'entourage de Jean-Marc Ayrault. Qui a, paraît-il, beaucoup échangé avec sa ministre pendant tout le week-end...

Car, samedi, le Conseil fédéral d'EELV, a formellement décidé de ne pas voter la ratification du traité budgétaire, dont le Parlement entame l'examen le 2 octobre. Le problème, c'est que cette ratification sera bien sûr portée par l'exécutif, et que le PS et EELV ont conclu un accord de gouvernement. Une position un peu acrobatique à tenir dans un avenir proche ?

D'où l'appel à la démission, lancé notamment par l'opposition. Qui dénonce en passant la "cacophonie" du gouvernement dans cette affaire.