Vol Air France dérouté : la garde à vue de l'ancien policier levée

par Rédaction de France Info lundi 21 décembre 2015 11:30, mis à jour le lundi 21 décembre 2015 à 20h10
Le Boeing 777 d\\\'Air France dérouté hier au Kenya après la découverte d\\\'un objet suspect. © Maxppp
Le Boeing 777 d'Air France dérouté hier au Kenya après la découverte d'un objet suspect. © Maxppp

Un passager du vol Air France Maurice-Paris dérouté sur le Kenya en raison de la découverte d'un objet suspect a été placé en garde à vue. Elle a été levée en fin de journée. Il s'agit d'un ancien policier à la retraite.

L'homme a été interpellé ce lundi vers 7h et placé en garde à vue jusqu'à la de fin de la journée. Il s'agit d'un ancien policier de 58 ans, qui était basé à Saint-Denis de la Réunion. Il est à la retraite depuis huit ans et voyageait sur le vol Air France Maurice-Paris dérouté hier au Kenya après la découverte d'un objet suspect. Sa femme a été conduite dans les locaux de la PAF pour y être entendue mais n'a pas, pour le moment du moins, été mise en cause. 

C'est son comportement étrange qui a attiré l'attention du personnel de l'avion, notamment ses nombreux allers-retours aux toilettes. Lors de son audition, l'homme a expliqué aux enquêteurs avoir simplement découvert la fausse bombe dans les toilettes. Il aurait proposé son aide au personnel de l'avion, expliquant être un ancien policier à la retraite. 

Cartons et minuteur

Une enquête pour "entrave à la circulation des aéronefs et mise en danger de la vie d’autrui" a été ouverte au tribunal de grande instance de Bobigny, après une plainte contre X déposée hier par Air France. La découverte de l'objet suspect dans les toilettes de l'appareil avait forcé le Boeing 777 avec 459 passagers et 14 membres d'équipage à bord, à atterrir en urgence à Mombasa, au Kenya, dans la nuit de samedi à dimanche.

Le PDG d'Air France, Frédéric Gagey, a révélé que l'objet en question était finalement inoffensif. Il s'agissait d'un "ensemble composé de cartons et d'une espèce de minuteur". Il avait évoqué "un acte de malveillance" ou "quelque chose qui s'apparenterait à une mauvaise plaisanterie".