Israël réclame à l'ONU "une ligne rouge" sur le nucléaire iranien

par Antoine Krempf vendredi 28 septembre 2012 07:22
Lucas Jackson Reuters

Le Premier ministre israélien veut que les Nations unies empêchent Téhéran de continuer ses avancées vers l'arme atomique sous peine de frappe préventive. Une position rejetée par Barack Obama. De son côté l'Iran menace de riposter en cas d'attaque.

"Le temps presse, il est très tard. L'avenir du monde
est en jeu."
Benjamin Netanyahu est une nouvelle fois montée au créneau jeudi
sur le dossier du nucléaire iranien à la tribune de l'ONU. Le Premier ministre
israélien a réclamé la mise en place d'une "ligne rouge" afin d'empêcher
Téhéran de se doter de l'arme atomique.

La menace de frappes préventives

Et pour montrer l'urgence de la
situation, il avait préparé une pancarte représentant une bombe, expliquant que
l'Iran en était à 70% d'enrichissement de son uranium. "Ils n'ont besoin
que de quelques mois, peut-être quelques semaines, avant la première
bombe"
, s'est alarmé Benjamin Netanyahu. Et si la Communauté
internationale ne fait rien pour empêcher cela, Israël menace de lancer des
frappes préventives.

"Riposter avec la force nécessaire" (Téhéran)

"La République islamique d'Iran est assez forte pour se
défendre et se réserve le droit de riposter avec toute la force nécessaire à
toute attaque"
, a vivement réagi un peu plus tard la délégation iranienne,
dans une réponse imprévue jeudi soir à  New
York. Le représentant iranien a également affirmé que le programme nucléaire de
son pays était "exclusivement pacifique et en pleine conformité avec les obligations
internationales"
.

Dialogue et sanction

Un discours auquel ne croient pas vraiment les membres du Conseil de sécurité de l'ONU. Ils se sont
réunis pour tenter de trouver un moyen de faire plier Téhéran. Les Etats-Unis rejettent
la position israélienne et affirment privilégier la double voie : négociation
et les sanctions. Pékin préfère uniquement parler de dialogue et règlement diplomatique.

Benjamin Netanyahu a marqué l'Assemblée générale de l'ONU avec ce discours sur le nucléaire iranien. Aurélien Colly.