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Borloo : le "nouvel homme fort de la droite" dépendant de l'UMP

le Lundi 22 Octobre 2012 à 08:53
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Ce dimanche, Jean-Louis Borloo a donné le coup d'envoi de sa formation politique, l'Union des démocrates et indépendants, UDI. Et l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy ne cache pas son ambition : devenir le premier parti d'opposition.

J.L. Borloo sort de l'ombre et se lance dans la conquête du premier parti de droite © Maxppp - /Francois Lafite/Wostok Press

Pour comprendre l'importance de l'événement, Jean-Louis Borloo n'a pas lésiné sur les moyens. Ses soutiens sont des poids lourds de la politique, sur le plan institutionnel et symbolique : Valéry Giscard d'Estaing et Simone Veil. D'autres ont déjà franchi le pas en rejoignant l'UDI : Hervé Morin, Rama Yade et même Chantal Jouanno...

De quoi faire trembler l'hégémonique UMP ? C'est en tout cas ce que Jean-Louis Borloo a annoncé.  Il veut faire de l'UDI "le premier parti de France". Donc, enterrer au passage le moribond MoDem de François Bayrou et jouer de la rivalité Fillon/Copé. Ambitieux ou coup politique dominical ?

C'est avec Sylvie Pierre-Brossolette du Point et Laurent Joffrin du Nouvel Observateur que nous en débattons.

Pour le patron de l'Obs, "ce n'est pas un parti du Centre, c'est un parti de la droite. Et son ambition, c'est de passer devant le parti de la droite. Et le Centre, c'est Bayrou. Le parti de Borloo ne s'alliera jamais avec la gauche. Et en plus, il dépend de l'UMP pour l'élection de ses députés, de ses maires de l'alliance qu'il passera avec l'UMP..."

Du côté du Point, Sylvie Pierre-Brossolette insiste sur l'événement politique que constitue ce nouveau parti mais interroge : "La démarche est réussie : il a fondé un groupe parlementaire, il fonde maintenant le parti. Peut-être que cela peut changer le paysage politique. Problème : est-ce qu'on peut réussir une telle opération sans faire le jeu du Front National ?".