Tweet sur les descendants d'esclaves : un député UMP assigné en justice

par Stéphane Pair vendredi 31 mai 2013 11:07, mis à jour le vendredi 31 mai 2013 à 12h00
Le tweet au coeur de la polémique
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INFO FRANCE INFO | Posté pendant la soirée de violences à Paris après le sacre du PSG, le 13 mai dernier, ce tweet du député UMP Jean-Sébastien Vialatte qui assimilait les casseurs à des "descendants d'esclaves" lui vaut désormais des poursuites en justice. Il est attaqué pour "provocation à la haine raciale" par un collectif d'Antillais, de Guyanais, de Réunionnais et de Mahorais.

Devant la polémique générée par ce tweet provocateur, Jean-Sébastien Vialatte l'avait effacé et s'était excusé en expliquant qu'il avait fait un "amalgame" entre des déclarations de Christiane Taubira, la garde des Sceaux, sur l'indemnisation des descendants d'esclaves, et sa "politique laxiste en matière de justice." Et il assure que "ce n'était rien de plus" :

"Je regrette vraiment que ça provoque un tel tollé parce que loin de moi l'idée d'avoir le moindre propos raciste."

Mais selon le Collectifdom qui réuni des Antillais, des Guyanais, des Réunionnais et des Mahorais, ce message tombe sous le coup de la loi pénale et notamment du délit de provocation à la haine raciale selon l'article 24, alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881.

De "tels dérapages ne peuvent pas rester sans suite" affirme Jules Ramaël, l'un des avocats du collectif DOM.  

La Fondation du mémorial de la traite des noirs a elle aussi déposé une plainte à l'encontre de ce député UMP.