Le débat sur le survol de drones au-dessus de centrales nucléaires relancé

par mercredi 21 janvier 2015 05:00
La centrale nucléaire de Penly fait partie des sites survolés par des drones
La centrale nucléaire de Penly fait partie des sites survolés par des drones © MAXPPP

Une enquête a été ouverte après le survol d'un drone au-dessus de l'Elysée, sans que l’on sache si ce dernier a un lien avec les survols des centrales nucléaires cet automne. Des survols qui se poursuivent selon nos informations. Une réunion a eu lieu hier soir entre le secrétaire à la Défense, l’Autorité de sûreté nucléaire, Greenpeace et des experts.

 Depuis début janvier, il y aurait eu une trentaine de signalements, sans que les enquêteurs puissent à chaque fois confirmer s’il s’agit bien de drones. Avant cela trente-deux survols d’installations nucléaires avaient été officiellement recensés : sept centrales d’EDF, mais aussi des sites d’Areva ou du CEA  font partie de la liste.

Les drones ne présenteraient pas de danger pour les centrales

Ces survols ont eu lieu la plupart la semaine du 13 au 20 octobre certains coordonnés sur six sites en même temps. Le dernier connu est celui du 4 janvier au-dessus de la centrale de Nogent sur Seine. EDF a bien porté plainte mais, depuis, plus de communication officielle. Au ministère de l’Intérieur, on assure que ces drones ne présentent pas de danger pour la sûreté des centrales.

Des scenarii-catastrophe présentés par Greenpeace

Malgré les mesures de surveillance mise en place près des centrales, les enquêteurs ont bien du mal à dire qui pourrait être à l’origine de ces survols. Hier soir, un expert britannique mandaté par Greenpeace, qui prend la menace au sérieux, a présenté ces scenarii-catastrophe aux autorités du nucléaire. Il aura fallu le survol de l’Elysée par un drone pour de nouveau relancer l’enquête sur les sites nucléaire. Pour Yannick Rousselet, chargé de mission nucléaire à Greenpeace, le problème n'est toujours pas réglé : il appelle à une réaction du gouvernement qui n'est pas encore en mesure, selon lui, d'empêcher un acte malveillant par ce moyen contre une centrale de l'Hexagone.

Selon Yannick Rousselet, chargé de mission nucléaire à Greenpeace le problème n'est toujours pas réglé.