Crash de Charm el-Cheikh : le parquet requiert un non-lieu

par Rédaction de France Info lundi 18 janvier 2016 15:37, mis à jour le lundi 18 janvier 2016 à 15h51
Un morceau du fuselage du Boeing 737 qui s\\\'est abîmé en mer le 3 janvier 2004 au large de Charm el-Cheikh, dans le sud du Sinaï
Un morceau du fuselage du Boeing 737 qui s'est abîmé en mer le 3 janvier 2004 au large de Charm el-Cheikh, dans le sud du Sinaï © Maxppp

Le parquet de Bobigny a annoncé ce lundi avoir requis un non-lieu dans l’affaire du crash de Charm el-Cheikh, en Egypte, qui avait fait 148 morts dont 134 Français le 3 janvier 2004.

 Douze ans après le crash à Charm el-Cheikh en 2004 du Boeing 737 qui s'est écrasé trois minutes après son décollage, tuant 148 passagers dont 134 Français, le parquet de Bobigny a annoncé ce lundi avoir requis un non-lieu.

Selon les informations du site Atlantico, le parquet a estimé que les pilotes de l’appareil sont responsables "de nombreux manquements et de calculs approximatifs", que la compagnie égyptienne à bas-coût Flash Airlines a employé un équipage "dont la compétence réelle était sujette à caution". Mais que du fait de la mort des pilotes dans l’accident, le parquet n’a pu que constater l’extinction de l'action publique.

Le pilote mis en cause 

Le jour de la catastrophe, une enquête judiciaire avait été ouverte pour "homicides involontaires". Elle avait donné lieu à 37 tomes de procédure, sans qu'aucune mise en examen n'ait été prononcée. Une première expertise, livrée en janvier 2008 avait conclu à "une déficience humaine" liée à une "absence de compétence" du pilote. Le Bureau enquête accident français avait également mis en cause le pilote, un ancien militaire, et évoqué une "désorientation spatiale".

L'un des avocats de la cellule juridique de l'association des victimes du crash a regretté la décision du parquet, et notamment l'abandon de toute démarche à l'égard du président de la société Flash Airlines.