Calais : des militants de No Border "poussent les migrants à l'émeute"

par Rédaction de France Info mercredi 11 novembre 2015 06:41
La ville de Calais a connu une troisième nuit consécutive de violences aux abord de la \\\"jungle\\\"
La ville de Calais a connu une troisième nuit consécutive de violences aux abord de la "jungle" © MaxPPP

Invité de France Info mercredi matin, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, a pointé du doigt la responsabilité de l'association altermondialiste No Border dans les heurts qui opposent depuis trois nuits migrants et forces de l'ordre à Calais aux abords de la "jungle". Selon lui, ces militants "profitent du désarroi des migrants et les poussent à l'émeute".

Mardi après-midi, lors d'une conférence de presse, la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, avait déjà déploré "plus d'agressivité de la part des migrants, avec certaines associations comme No Border qui les organisent, qui leur donnent des outils pour venir à la rencontre des forces de l'ordre". 

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Invité de France Info ce mercredi matin, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, lui a emboîté le pas, expliquant que "des militants de No Border" (une association altermondialiste qui plaide pour la suppression des frontières) avaient été "identifiés" et que "les services de police cherchaient à les identifier".

Troisième nuit de violences

Selon lui, "ces militants profitent du désarroi et de la détresse des migrants, et les poussent à faire n'importe quoi, à l'émeute, à des violences envers les policiers et à essayer, coûte que coûte, à arrêter des camions sur la rocade pour pouvoir passer en Angleterre". 

Pierre-Henry Brandet : "Il y a derrière la détresse de ces migrants des personnes irresponsables qui instrumentalisent cette misère à d'autres fins que des fins humanitaires"

Des heurts entre migrants et forces de l'ordre se sont produits pour la troisième nuit consécutive, aux abords du camp de la "jungle" à Calais, pendant une heure environ. Les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser des groupes de migrants qui leur jetaient des projectiles.

L'armée ne sera pas déployée à Calais

Mais "ces tensions ont été tout à fait contenues et n'avaient pas le même relief que les deux nuits précédentes, a assuré le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Il n'y a pas eu d'intrusions dans les propriétés de riverains, ni de dégradations. Le calme est revenu vers minuit et demi." 

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Pierre-Henry Brandet a par ailleurs répondu à la maire Les Républicains de Calais, Natacha Bouchart, qui a de nouveau réclamé l'intervention de l'armée : "Il ne faut pas mélanger les choses. Comme l'a rappelé la préfète, la sécurité sur le territoire national est du ressort de la police nationale et de la gendarmerie. Nous avons mobilisé plus d'un millier d'hommes à Calais, c'est avec ce dispositif que nous allons continuer", a-t-il expliqué.