Les centrales nucléaires françaises inquiètent Bruxelles

par lundi 1 octobre 2012 22:49

Le Figaro a pu consulter un rapport de la Commission européenne sur la sécurité du parc nucléaire européen. La plupart des critiques concernerait 19 centrales françaises.

La Commission européenne est
en train de réaliser un rapport sur la sécurité dans les centrales nucléaires d'Europe.
La situation est "en général satisfaisante", mais le commissaire à
l'Energie Gunther Oettinger reconnait "des centaines d'insuffisances". Surtout en France. La commission ne montrera
à cet égard "aucune complaisance".

Des défaillances dans 19
centrales françaises

D'après le Figaro, qui
confirme ce que le journal Die Welt a publié dans un premier temps, Gunther Oettinger chiffre à 25
milliards d'euros les travaux de mise en conformité des centrales.

Les "insuffisances" notées dans le rapport concerneraient, entre autres, 19
centrales nucléaires françaises, "mais aucune fermeture n'est préconisée
par Bruxelles"
écrit le quotidien français. Quatre centrales ont
également été visitées par des experts européens (Cattenoun, Chooz, Fessenheim
et Tricastin).

Le Groupe des
régulateurs européens dans le domaine de la sûreté nucléaire (ENSREG), qui a mené les tests, parle "d'un coût d'investissements en France de
l'ordre de 100 à 200 millions d'euros par centrale"
, selon Philippe Jamet,
un de ses représentants.

Rapport en cours de
finalisation

Les informations publiées dans les journaux allemand et français n'ont pas été démenties. Mais la porte-parole du
commissaire à l'Energie tempère : "nous sommes
en phase de finalisation de rapport"
. Le document publié serait un
document de travail dont les éléments ne seront pas nécessairement repris dans
le rapport final.

Le commissaire à l'Energie présentera son rapport à ses collègues de la Commission mercredi. Il espère que la commission sera en mesure de le soumettre
aux dirigeants de l'UE lors du sommet des 18 et 19 octobre.

Que dit le rapport ? Les précisions à Bruxelles de Quentin Dickinson  
 

"Ce rapport vient confirmer que le nucléaire français n'est pas plus sûr que les autres" (Greenpeace)

Pour Greenpeace-France, "ces résultats démontrent une nouvelle fois qu'il va falloir aller bien au-delà de la fermeture de Fessenheim. Le débat sur l'énergie qui arrive doit être l'occasion de discuter et d'acter une véritable sortie du nucléaire en France", explique Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de l'ONG, ajoutant, "ce rapport vient confirmer que le nucléaire français n'est pas plus sûr que les autres, bien au contraire".