Attentats de Paris : un des suspects s'intéressait au nucléaire belge

par Quentin Dickinson jeudi 18 février 2016 08:00
La centrale nucléaire de Tihange en Belgique
La centrale nucléaire de Tihange en Belgique © REUTERS / François Lenoir

Selon une vidéo saisie par la justice fin novembre dans les affaires d'un homme inculpé à Bruxelles dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris, des djihadistes espionnaient un responsable du secteur nucléaire belge.

La découverte remonte en fait au mois de novembre dernier, à l’occasion de la perquisition du domicile de la compagne de Mohamed Bakkali, actuellement sous les verrous en Belgique et soupçonné d’être l’un des logisticiens des attentats de Paris.
La vidéo dure une bonne dizaine d’heures et la caméra qui l’a filmée se trouvait cachée sous de la paille dans un buisson en face de ce qui, après enquête, s’est révélé être le domicile dans le Limbourg du directeur du programme de recherche nucléaire belge. Celui-ci n’a aucun lien opérationnel avec les deux centrales électronucléaires belges, mais son lieu de travail est le laboratoire souterrain de MOL, où est stocké notamment de la matière radioactive.

Les policiers belges ignorent tout des intentions des deux hommes, que l’on aperçoit sur les dernières images de la vidéo descendre de nuit d’une voiture, tous feux éteints, pour récupérer la caméra ; on évoque cependant ici l’hypothèse d’un projet d’enlèvement de l’ingénieur, destiné à se procurer de l’uranium à des fins de chantage ou d’attentat.