"Shutdown" aux USA : une partie de l'administration paralysée

par Ouafia Kheniche mardi 1 octobre 2013 11:57, mis à jour le mardi 1 octobre 2013 à 15h24
Barack Obama n\\\'a pas voulu cédé.
Maxppp

En l'absence de vote du budget dans la nuit de lundi à mardi, une bonne partie des services du gouvernement américain ont fermé. Quelque 800.000 fonctionnaires non essentiels sont désormais au chômage technique. Quels secteurs sont concernés et pour combien de temps ? Tour d'horizon des conséquences de ce "shutdown".

Près
de 800.000 fonctionnaires sont désormais au chômage
technique. Il s'agit du premier "shutdown" depuis la fermeture des services
administratifs du 16 décembre 1995 au 6 janvier 1996, sous la présidence de Bill
Clinton.

Les dépenses relatives à la sécurité publique et à la sécurité
nationale restent financées, ainsi que les dépenses sociales telles que le
Medicare ou la Social Security, qui bénéficient aux personnes âgées.

Washington "un peu au ralenti" - Correspondance de Frédéric Carbonne  
 

Tour d'horizon des conséquences de la fermeture des administrations
fédérales : 

  • Les employés fédéraux : Un million d'employés fédéraux sont susceptibles d'être mis
    en congé non rémunéré à partir du 1er octobre, selon le président de la
    Fédération américaine des employés du gouvernement, qui compte 670.000
    adhérents. Les contrôleurs aériens ou les gardiens de prison sont épargnés. Pendant
    le "shutdown" de 95-96, plus de 200.000 demandes de passeports n'avaient pas été
    traitées pendant la période de fermeture des services administratifs. Cette fois, les autorités américaines ont indiqué que les demandes de visas seront traitées.
  • La Maison-Blanche : Environ 1.265 employés vont être au chômage et 436
    personnes vont continuer à travailler.
  • Les marchés financiers : Certaines statistiques ne seront pas publiées et certaines
    introductions en bourse peuvent être retardées. La Securities and Exchange Commission, le gendarme de la bourse
    qui ne maintient que 252 employés sur 4.149, promet un fonctionnement normal. La Réserve fédérale et les organes de régulation financière
    ne dépendent pas du Congrès pour leur financement et par conséquent resteront ouverts.
  • Département de la santé et des services sociaux : La moitié du personnel sera en congé, soit 40.500
    personnes. Certaines campagnes seront suspendues, comme celle contre la grippe.
  • Food and drug administration : Plus de la moitié du personnel de l'agence de sécurité alimentaire
    et pharmaceutique (FDA) poursuit le travail. Le comité d'experts qui valide les
    nouveaux produits poursuivra ses activités. En revanche, la FDA cesse ses contrôles
    en matières de sécurité alimentaire de surveillance des importations.
  •  Agences de
    renseignement
    : Les agents occupant des fonctions vitales pour la sécurité des
    Etats-Unis ne seront pas mis en congé. C'est le cas du FBI ou de la NSA.
  • Parcs nationaux : La perte quotidienne de 750.000 visiteurs liée à la
    fermeture des parcs devrait engendrer une perte économique d'environ 30 millions de
    dollars par jour.
  •   Forces armées : Le personnel militaire continuera ses opérations mais la moitié
    des employés civils du Pentagone seront au chômage technique soit 400.000
    personnes.
  • Département de la justice : Un secteur relativement épargné puisque 18.000 employés "seulement"  sur les 114.486 que compte le département,
    seront mis en congé. La Cour suprême devrait continuer à fonctionner
    normalement. 
  • Environnement : Les agents de l'agence de protection de l'environnement seront
    mis au chômage technique à 93%. Cette fermeture va retarder la mise en œuvre de
    réglementations.
  • Agriculture : Les inspections vétérinaires de l'USDA se poursuivent.
  • Impôts : A l'Internal Revenue Service, Seuls 9.000 employés
    continuent à travailler sur 95.000.
  • Musées : Les sites touristiques les plus populaires de Washington seront
    fermés comme le Lincoln Memorial, le National Zoo ou la Bibliothèque du
    Congrès.

"D'autres victimes du shutdown, les usagers les plus démunis" explique Frédéric Carbonne