Diesel : Renault confirme des perquisitions, pas de logiciel truqueur détecté par les tests

par Rédaction de France Info jeudi 14 janvier 2016 12:31
Carlos Ghosn, PDG de Renault
Carlos Ghosn, le patron de Renault, dont le titre a chuté lourdement ce jeudi à la Bourse de Paris © MaxPPP

L'action Renault a chuté jusqu'à 18% ce jeudi à la Bourse de Paris en raison de perquisitions liées à d’éventuelles fraudes aux émissions polluantes sur des véhicules. Selon le constructeur, jusqu'à présent, les tests menés par le gouvernement sur ses moteurs diesel n'ont pas détecté de logiciel truqueur.

Renault aurait-il fraudé comme Volkswagen pour truquer les émissions polluantes des moteurs de ces véhicules ?  Non selon le constructeur qui fait état des résultats négatifs des premiers tests menés par une Commission technique indépendante, dite  "Commission Royal". 

Selon le constructeur automobile, c'est pour "valider" ces premiers résultats que des agents de la répression des fraudes ont procédé à un "complément d'investigation sur pièce et sur site", au siège social, au Centre Technique Renault de Lardy et au Technocentre de Guyancourt, des perquisitions annoncées un peu plus tôt par la CGT. Les ordinateurs de plusieurs directeurs auraient même été saisis.  

La DGCCRF a saisi "un certain nombre d'ordinateurs portables" sur le site de Lardy assure Florent Grimaldi, de la CGT Renault à Lardy dans l'Essonne

Conséquences de ces premières informations : ce jeudi matin, à la Bourse de Paris, le titre Renault a baissé de plus de 20%. De son côté, l'action Peugeot a chuté de près de 8%. "PSA informe ne pas avoir fait l'objet d'une perquisition de la DGCCRF, assure le groupe dans un communiqué.  Les résultats des tests réalisés par la commission technique présidée par Mme Royal nous ont été communiqués et attestent de l'absence de toute anomalie".  Ce qui n'était peut-être pas totalement acquis pour Renault. Le 17 décembre dernier, Thierry Bolloré, directeur général délégué du groupe avait indiqué que les tests de la Commission Royale n'avaient pas permis de détecter de logiciel fraudeur. Mais qu'ils avaient montré des écarts entre les mesures réalisées en laboratoire pour les besoins de l'homologation des véhicules, et celles effectuées en condition plus normale de conduite. D'où peut-être ce "complément d'investigation sur pièce et sur site."