Impôt sur le revenu 2012 : pourquoi vous allez peut-être avoir une mauvaise surprise

par Sylvie Johnsson jeudi 22 août 2013 14:32, mis à jour le vendredi 23 août 2013 à 09h00
Votre impôt sur le revenu va-t-il augmenter?
Catherine Grain Radio France

Les avis d'imposition sur le revenu pour 2012 arrivent ces jours-ci dans les boites aux lettres. Le montant souvent en hausse dépend de l'évolution de la situation des contribuables. Mais aussi de décisions gouvernementales. Conséquence : en cette rentrée, les impôts reviennent au coeur du débat politique.

Trois dispositions principales peuvent avoir des
répercussions sur le montant total de votre impôt sur le revenu 2012.

D'abord le gel du barème qui en ne compensant pas
l'inflation se traduit de fait par une
augmentation des impôts. Il y a aussi la
réduction de l'avantage lié au quotient familial qui devrait toucher 2,5 % des
ménages. Et enfin la création d'une tranche supplémentaire d'impôts sur le
revenu pour les quelque 50.000 ménages dont les revenus dépassent les 150.000
euros par part.

Pourquoi vous allez peut-être avoir une mauvaise surprise - réponses de Gaelle Joly  
 

Au total 15 millions de contribuables pourraient être concernés. Beaucoup moins selon le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Et ce ne sera pas qu'un mauvais moment à passer : au début de l'année prochaine,la TVA va globalement passer à 20% même si elle est réduite de 5,5% à 5% pour les produits de première nécessité. Et il ne faut pas oublier les impôts locaux qui pourraient bien eux aussi limiter le pouvoir d'achat des Français.

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Comme pour montrer aux contribuables qui râlent qu'ils sont entendus, des ministres ont reconnu que le trop-plein était peut- être atteint en matière fiscale. Celui de l'Economie Pierre Moscovici, s'est mardi dit "très
sensible au ras-le-bol fiscal
"ressenti par les citoyens et les
entreprises.

A l'UMP, Jean-François Copé promet une "baisse massive" des impôts en cas de retour de la droite au pouvoir. Interrogé dans le Figaro Magazine, le patron de l'UMP veut "libérer le pays de ses chaînes" et propose une réduction de 10% de la dépense publique, "soit 130 milliards de dépenses en moins."