Ils se disent "sacrifiés" : artisans et commerçants mobilisés

par mardi 12 novembre 2013 23:45, mis à jour le mercredi 13 novembre 2013 à 09h40
\\\"Sacrifié\\\", slogan et symbole de la campagne des artisans et commerçants
Capture d'écran UPA

L'Union professionnelle artisanale (UPA) lance ce mercredi une campagne nationale, pour dénoncer le poids des prélèvements sociaux dont artisans et commerçants se disent victimes. Ils se disent carrément "sacrifiés" par le gouvernement et sa politique, mais refusent, justement, toute récupération politique.

La vidéo laisse peu de place au doute. Sur fond de musique inquiétante et lancinante, les gros plans sur des affichettes "Sacrifié" collées sur des vitrines de commerces à même la rue, succèdent aux scènes de pleurs et de colères d'artisans jetés à la porte de leur magasin.

Pour cette campagne, "l'UPA n'a pas lésiné sur les effets" : le reportage d'Isabelle Chaillou  (00:01:05)
 

Avec cette campagne, qui s'accompagne notamment d'un site Internet, l'Union professionnelle artisanale (UPA) veut frapper fort, et bien se faire entendre. Les artisans et commerçants se plaignent de la montée en flêche des prélèvements sociaux et fiscaux, qui conduiraient selon eux à rien moins que leur disparition.

Le lundi 28 avril 2014

Les Sacrifiés - Film de soutien aux entreprises de proximité © Les Sacrifiés

Au-delà, les professionnels veulent attirer l'attention du public sur leurs problèmes. Car selon Jean-Pierre Crouzet, président de l'UPA, "toutes les heures, c'est six entreprises qui disparaissent".

"Sacrifiés mais pas résignés" : reportage à Cesson-Sévigné, près de Rennes, de Loïck Guellec  (00:01:05)
 

Jean-Pierre Crouzet estime que les petites entreprises subiront près d'un milliard d'euros de prélèvements supplémentaires en 2013. L'UPA fait donc plusieurs propositions au gouvernement en matière de calcul de l'impôt notamment. Une pétition, en ligne, a déjà été signée par plus de 22.000 personnes.

Mais attention, pas question pour le président de l'UPA de se revendiquer d'une quelconque appartenance politique, ou couleur de bonnet - à l'heure des "Bonnets rouges" bretons. La campagne se veut apolitique, et "le poujadisme c'est d'une autre époque" affirme Jean-Pierre Crouzet. Qui entend quand même maintenir la pression.