G20 : la croissance, l'Europe... et une taxe sur les transactions financières

par Guillaume Gaven mercredi 20 juin 2012 07:03
Mexico Presidency Reuters

"Une croissance forte, durable et équilibrée reste la priorité numéro un du G20", peut-on lire dans la déclaration commune publiée à l'issue du sommet. Fort logiquement, le G20 soutient les efforts de l'Europe de sortir de la crise...

Les apparences sont parfois trompeuses. Los Cabos, c'était bien le sommet du G20, et non un sommet européen... Même s'il a beaucoup été question de la crise de l'euro. Pourquoi en avoir autant parlé ? Par crainte de la contagion, sans doute...

A plusieurs reprises, le principe d'une intégration du secteur bancaire à l'échelle européenne a été évoqué, afin de briser la "boucle" qui lie pour l'instant les Etats et les banques, et qui n'en finit plus de creuser les déficits publics.  

 "J'ai confiance dans ce processus parce que sur la
croissance, sur l'union bancaire, sur la perspective de faire
que solidarité et responsabilité budgétaires soient liées, nous
avons des possibilités d'accord", a déclaré François Hollande

"J'ai confiance dans ce processus parce que sur la croissance, sur l'union bancaire, sur la perspective de faire que solidarité et responsabilité budgétaires soient liées, nous avons des possibilités d'accord", a déclaré François Hollande. 
"Chaque pas montre que l'Europe se dirige vers davantage d'intégration plutôt que vers une rupture", a ainsi estimé le président américain, Barack Obama. "Les graines d'un plan de reprise sont plantées", a enchaîné Christine Lagarde, la directrice générale du FMI.

Les dirigeants du G20 attendent maintenant le Conseil européen, les 28 et 29 juin à Bruxelles, qui devrait lancer le processus vers davantage d'intégration, notamment via une union bancaire. D'ici là, une réunion à quatre (France, Allemagne, Italie, Espagne) est prévue vendredi à Rome.

En marge de ce sommet, François Hollande a officiellement annoncé la mise en place, l'an prochain, de la taxe sur les transactions financières. Sans le G20 - alors que le dispositif figurait jusque-là dans les communiqués du G20. Cette taxe, selon le président français, ne peut "pas être décidée à l'échelle du G20 mais dans le cadre d'une cooperation renforcée", le mécanisme au sein des institutions européennes qui permet à un certain nombre d'Etats membres d'aller de l'avant.

En marge du G20, une taxe sur les transactions financières : explications de Mireille Lemaresquier