Le réalisateur italien Ettore Scola est mort

par Rédaction de France Info mardi 19 janvier 2016 23:00
Ettore Scola passait pour un des derniers grands maîtres du cinéma italien
Ettore Scola passait pour un des derniers grands maîtres du cinéma italien © Reuters

Ettore Scola, le réalisateur notamment d'"Une journée particulière" ou de "Nous nous sommes tant aimés", est mort ce mardi à l'âge de 84 ans, selon les médias italiens, qui citent des sources hospitalières.

Ettore Scola, né en 1931 à Trévico, passait pour un des derniers grands maîtres du cinéma italien, réalisateur de chefs d'oeuvre mettant en scène Marcello Mastroianni, Sophia Loren, Vittorio Gass. Selon les médias italiens citant des sources hospitalières, le "maestro" avait été admis au service de chirurgie cardiaque de la polyclinique de Rome, l'un des plus grands hôpitaux de la capitale italienne, où il était dans le coma depuis dimanche.

"Nous nous sommes tant aimés", l'amour autour de Sandrelli

Né le 10 mai 1931, il commence à écrire des scénarios dans les années cinquante, pour passer de l'autre côté de la caméra en 1964 en signant un premier film "Si vous permettez, parlons de femmes". Il met alors en scène les plus grands acteurs de l'époque, Gassman, Mastroianni et Manfredi, qu'il dirigera dans plusieurs autres chefs-d'oeuvre. L'un des ses films les plus importants viendra dix ans plus tard avec "Nous nous sommes tant aimés", qui met en scène Manfredi, Gassman et Stefano Satta Flores,  tous amoureux de la sublime Stefania Sandrelli. 

 

Deux César pour "Le Bal"

Parmi les nombreuses récompenses obtenues au cours de sa carrière, Ettore Scola avait obtenu en 1976 le prix de la mise en scène au Festival de Cannes pour Affreux, sales et méchants. En 1984, il remporte les César du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Le Bal.  En août 2011, Ettore Scola avait annoncé la fin de sa carrière, qu’il avait débutée dans les années cinquante. Cinéaste engagé, il avait rejoint le Parti communiste italien  et deviendra même ministre de la Culture d'un cabinet fantôme formé en 1989 par les dirigeants communistes italiens.

L’Italie "orpheline"

 
L'ancien président du festival de Cannes, Gilles Jacob, s'est dit mardi soir "infiniment triste et orphelin, comme l'Italie" après avoir appris la disparition du réalisateur. "C'est tout un pan du grand cinéma italien de toujours qui disparaît avec Scola", a ajouté Gilles Jacob sur son compte Twitter.  "Dans ses dessins comme dans ses films, Scola avait un humour ravageur. Et une tendresse pour ses personnages comme dans La journée particulière", a-t-il également écrit.